Biais d'autocomplaisance
Le biais d'autocomplaisance est la tendance à attribuer nos réussites à nos qualités et nos échecs à des causes extérieures, afin de préserver une image positive de soi.
Le biais d'autocomplaisance est la tendance à attribuer nos réussites à nos qualités et nos échecs à des causes extérieures, afin de préserver une image positive de soi. Il a été décrit en 1970 dans l'ouvrage Person Perception d'Albert Hastorf, David Schneider et Judith Polefka.
L'étudiant doit sa bonne note à son travail et sa mauvaise note à un correcteur trop sévère ; le professeur explique les bons résultats de sa classe par la qualité de ses cours, et les mauvais par des élèves qui suivent mal. Une variante préventive, l'auto-handicap, étudiée par Leary et Shepperd en 1986, consiste à se préparer d'avance des explications à un échec possible. L'usage de ces stratégies varie d'une personne à l'autre, notamment selon le sexe et l'estime de soi.
La Fontaine l'avait résumé dans une fable : « Le bien nous le faisons, le mal c'est la Fortune. » Il fait partie des biais d'attribution, comme l'erreur fondamentale d'attribution.