Biais d'équiprobabilité
Le biais d'équiprobabilité est la tendance à croire qu'en l'absence d'information, toutes les issues possibles ont la même probabilité, comme si le hasard impliquait nécessairement l'uniformité.
Le biais d'équiprobabilité est la tendance à croire qu'en l'absence d'information, toutes les issues possibles ont la même probabilité, comme si le hasard impliquait nécessairement l'uniformité. Il a été défini en 1985 par Marie-Paule Lecoutre.
Un couple a deux enfants : quelle est la probabilité que ce soient deux garçons ? Comme il y a trois combinaisons (deux garçons, deux filles, un de chaque), on répond volontiers une chance sur trois. La bonne réponse est une sur quatre, car « un garçon et une fille » peut survenir de deux façons : fille puis garçon, ou garçon puis fille. De même, on croit souvent qu'en lançant deux dés, une somme de 11 est aussi probable qu'une somme de 12 ; or 12 n'a qu'une chance sur 36, contre deux pour 11. Dans une expérience auprès d'étudiants, 60 % ont commis cette erreur.
Le biais touche aussi l'astrologie : on juge les horoscopes efficaces parce que leurs prédictions se réalisent bien plus d'une fois sur deux. Or des prédictions faites au hasard, pourvu qu'elles soient assez vagues et assez nombreuses, ont plus d'une chance sur deux que l'une d'elles se réalise. Voir aussi l'effet Barnum et l'appel à la probabilité.