Biais de proportionnalité
Le biais de proportionnalité est la tendance à supposer qu'un événement important doit avoir une cause tout aussi importante.
Le biais de proportionnalité est la tendance à supposer qu'un événement important doit avoir une cause tout aussi importante. Le psychologue Rob Brotherton le résume ainsi : « quand quelque chose de grand arrive, on a tendance à supposer que quelque chose de grand l'a causé ».
Ce biais joue un rôle important dans l'adhésion aux théories du complot. Il paraît intuitivement invraisemblable que John F. Kennedy, l'un des hommes les plus importants du monde, ait été tué par un quidam comme Lee Harvey Oswald, ou que la princesse Diana soit morte dans un banal accident de voiture. En 2007, Leman et Cinnirella ont fait lire à 64 participants le récit d'un attentat contre un président fictif : ceux à qui l'on disait que le président était mort adhéraient plus volontiers à l'hypothèse d'un complot que ceux pour qui il avait survécu.
Le biais apparaît tôt : des écoliers canadiens attribuaient un bruit fort à un levier lourd plutôt qu'à un levier délicat. On en voit aussi la trace quand on secoue longuement les dés, comme si l'effort allait améliorer le résultat. Voir aussi le biais d'intentionnalité et l'entrée sophisme de la proportionnalité du dictionnaire sceptique.
Sources : Wikipédia (en anglais), « Proportionality bias » ; Wikipédia, « Biais de proportionnalité »