Effet Zeigarnik
L'effet Zeigarnik est la tendance à mieux se souvenir d'une tâche interrompue, restée inachevée, que d'une tâche menée à terme.
L'effet Zeigarnik est la tendance à mieux se souvenir d'une tâche interrompue, restée inachevée, que d'une tâche menée à terme.
Il porte le nom de la psychologue soviétique Bluma Zeigarnik, élève de Kurt Lewin. Lewin avait remarqué qu'un serveur se rappelait bien les commandes non encore payées, mais les oubliait une fois l'addition réglée. Dans l'expérience publiée par Zeigarnik en 1927, les participants accomplissaient une vingtaine de petits travaux, dont la moitié étaient interrompus ; plus tard, ils citaient environ deux fois plus souvent les tâches inachevées. L'explication avancée : une tâche entreprise crée une tension qui garde son contenu à l'esprit tant qu'elle n'est pas terminée.
Les suspenses de fin d'épisode et les barres de progression (« votre profil est complet à 64 % ») misent sur cet effet. Sa solidité est pourtant contestée : plusieurs tentatives de reproduire l'expérience n'ont trouvé aucune différence notable de mémorisation, et une méta-analyse publiée en 2025 conclut à l'absence d'avantage de mémoire pour les tâches inachevées. Elle confirme en revanche une tendance générale à reprendre les tâches interrompues, l'effet Ovsiankina, du nom d'une collègue de Zeigarnik.
Sources : Wikipédia, « Effet Zeigarnik » ; Wikipédia (en anglais), « Zeigarnik effect »