LES SCEPTIQUES DU QUÉBEC

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Prochaine visioconférence

Vidéoconférence du mardi 25 juin 2024 - 19 h

Les mauvais usages des statistiques dans les discours sur « l’équité » et la « discrimination »

Yves Gingras, professeur d’histoire et de sociologie des sciences

On voit fréquemment l’usage de comparaisons statistiques pour mettre en évidence une « discrimination » ou une « iniquité ». Dans presque tous les cas, ces comparaisons tiennent pour acquis que la norme doit être l’égalité numérique et que toute différence est donc le fruit d’une injustice. Cela est évidemment faux, car une différence n’est pas automatiquement une inégalité ni une injustice même si toute différence mesurée doit ensuite être expliquée par ces raisons qui peuvent être sociologiques, économiques, psychologiques ou autres.

Mon exposé donnera de nombreux exemples de telles comparaisons pour mettre en évidence les impensés de telles comparaisons numériques et leurs effets néfastes sur les débats publics. Une fois que les postulats implicites sont rendus explicites, la validité de la conclusion s’effondre le plus souvent.

Yves Gingras est professeur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) depuis 1986, date qui marque aussi son arrivée au Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST). Il est d’abord rattaché au département de sociologie, puis au département d’histoire où il enseigne depuis 1989. En 1997, il cofonde l’Observatoire des sciences et des technologies, un organisme dédié à la mesure de la science, de la technologie et de l’innovation, dont il a été le directeur. Depuis 2004, il se consacre entièrement à sa Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences (2004 et 2018).

En 2019, il est nommé chevalier de l’Ordre national du Québec, un titre qui lui a été octroyé pour souligner l’importance de sa production savante et son talent exceptionnel de vulgarisateur des connaissances scientifiques.

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Comment se connecter via Zoom : cliquez sur le lien suivant et suivez les instructions https://us02web.zoom.us/j/86369124618?pwd=RFBEU055Tnd5eU45LytJR3pqbk5zdz09

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Pour installer Zoom sur votre ordinateur, votre tablette ou votre téléphone cellulaire, il s’agit de télécharger le programme à partir de https://zoom.us/download

Quand : le mardi 25 juin, à partir de 18 h 45 pour se connecter (la conférence débutera à 19 h).

La conférence est gratuite, mais vous pouvez nous aider à financer nos activités (conférences, revue Le Québec sceptique, site web et page Facebook) en devenant membre ou en nous envoyant un don (déductible d’impôt) à : https://sceptiques.qc.ca/boutique.php

Futures visioconférences

Le Québec Sceptique #2024-113
Morale et religions

  

 

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Morale et religions

Comme thème de ce numéro de la revue, nous avons choisi « morale et religions ». Plusieurs des textes qui nous ont été soumis portaient sur la morale, la religion ou les sectes.

Nous tenons d’abord à souligner que certaines plaintes à l’ombudsman de Radio-Canada peuvent porter fruit. Ainsi, celle de Gabriel Martin, concernant un article peu critique envers la supposée électrosensibilité de clients d’Hydro-Québec, a mené à des rectifications de cet article.

Morale et religions

La photo de la page couverture, de même que l’explication donnée à la page précédente, mettent en lumière les différences culturelles et religieuses entre le moment où les récits des livres religieux ont été écrits et notre époque. Cela amène à poser la question suivante : la « morale » religieuse est-elle encore morale aujourd’hui ?

Le premier article de cette section, par le théologien Yves Michaud, porte sur la comparaison de la croyance en Dieu avec celle au père Noël. Il apporte un point de vue critique contre cette comparaison et il soulève aussi l’argument moral comme principe sous-jacent à la croyance religieuse.

Des points de vue différents sont donnés dans les articles suivants. Philippe Thiriart nous propose d’examiner l’influence de l’Ancien Testament et du dieu qui y est décrit auprès des juifs et des chrétiens. Il donne plusieurs exemples d’histoires jugées immorales aujourd’hui, mais qui régulent encore les comportements de certains croyants, jusque dans la guerre actuelle en Israël.

L’immoralité de la morale a aussi été abordée par Romain Gagnon dans son livre Et l’homme créa Dieu à son image : la science à la rescousse du bonheur. Nous republions son chapitre sur ce sujet. D’une part, il amène une explication scientifique à nos penchants moraux et, d’autre part, il critique la supposée morale religieuse.

François Doyon aborde ensuite les amalgames que font certaines personnes d’extrême gauche entre la critique des idées et les attaques contre la personne. Il aborde certains problèmes moraux associés à l’Islam et fustige les adeptes de la Théorie critique de la race qui voient du racisme et de l’islamophobie dans toute critique de l’Islam. En annexe, il décrit brièvement ce qu’est cette Théorie critique de la race.

Ce texte de Doyon est suivi d’un avertissement concernant les « livres sacrés », de Sami Aldeeb, spécialiste du droit arabe et musulman et éditeur/traducteur d’une version commentée et en ordre chronologique des sourates du Coran. Il souligne les normes de certains pays musulmans qui vont à l’encontre des droits de la personne.

Daniel Chabot a été « responsable planétaire de l’enseignement » de la doctrine du gourou Raël. Nous reproduisons ici le dernier chapitre de son livre Un lapin dans les nuages : psychologie des croyances dans lequel il analyse ce qui l’a motivé à s’impliquer dans ce mouvement pendant 40 ans. Il y aborde aussi le sujet du conspirationnisme propre aux croyances religieuses.

Et c’est cette comparaison entre le raëlisme et le conspirationnisme qui a mené le soussigné à faire une comparaison similaire avec le wokisme et, plus spécifiquement, à souligner le caractère conspirationniste sous-jacent à la Théorie critique de la race.

Le dernier texte de cette section, par François Doyon, analyse de façon critique le dernier livre de Michel Onfray intitulé Théorie de Jésus.

Autres articles

Les mouvements post-constructivistes influencent les directions et les programmes universitaires. Ici, à l’Université Concordia, un programme de décolonisation de la lumière, en physique, a été mis en place. Sébastien Point nous dresse un portrait de cette « offensive » contre les sciences.

Florian Ferrand nous raconte la découverte d’un mammouth très bien conservé, sur des territoires autochtones, qui a aussi fait les manchettes. Politique, traditions, croyances et science s’affrontent pour savoir si on peut faire des recherches sur ce fossile, l’exposer dans un musée, ou plutôt le vénérer ou même le réenterrer… La question de l’autochtonisation des sciences est aussi posée, comme à Concordia !

Nous avons traduit le dernier article de feue Harriet Hall. Elle y fait une critique cinglante de la psychothérapie et en rapporte les effets négatifs sur certains patients. Sa conclusion : la psychothérapie « n’est pas fondée sur une science solide et il n’existe, à l’heure actuelle, aucune base rationnelle permettant de choisir une thérapie ou un thérapeute. »

En physique quantique, les scientifiques ont développé des modèles probabilistes. Représentent-ils vraiment la réalité ou les limites de nos connaissances ? Comme le dirait Einstein, Dieu joue-t-il aux dés ? Daniel Fortier nous présente les débats philosophiques sur cette question, débats qui vont même jusqu’à aborder une expérience de pensée dans laquelle, dans certaines conditions, un chat pourrait se trouver dans un état superposé où il serait simultanément vivant et mort…

Dernière visioconférence en ligne

Le plus récent Québec sceptique en ligne #2023-112
L’influence des médias et des idéologies

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L’influence des médias et des idéologies

 Comme thème de ce numéro de la revue, nous avons choisi « l’influence des médias et des idéologies sur notre vision du monde et de nous-mêmes ». Ce thème est la suite et le complément du numéro précédent, qui portait sur la suggestibilité humaine et la contagion psychosociale.

Mais avant d’aborder le vif du sujet, parfois délicat aux yeux de certains, je vous propose en éditorial une comparaison entre les interdictions de fumer et les accusations d’islamophobie, de transphobie et d’autres x‑phobies. La question posée est la suivante : pourquoi les interdictions de fumer n’ont-elles pas abouti à des accusations de promotion de la haine des fumeurs, alors que la simple remise en question de l’idéologie du genre ou du port de symboles religieux par les personnes en position d’autorité mène à des accusations de discours haineux et de « vouloir les empêcher d’exister » ?

Le second éditorial vient de Guy Perkins, notre conférencier du mois de septembre, et porte sur la mauvaise presse faite au terme « sceptique » à cause de son appropriation par des groupes antivax, climatonégationnistes ou conspirationnistes.

L’influence des médias et des idéologies sur notre vision du monde et de nous-mêmes 

Dans le numéro précédent de la revue, nous avons vu plusieurs cas de personnes influencées par des policiers, des médecins, des avocats, des psychologues, etc. Cette influence est même amplifiée sous hypnose.

Nous avons aussi abordé le sujet des contagions sociales de certaines peurs, avec ces jeunes filles qui se pensaient empoisonnées, dans des pays musulmans, ou même en France, l’an passé, avec les supposées piqûres dans les boites de nuit.

Le premier article que nous vous proposons va plus loin. Son auteur, Steve Salerno, analyse l’effet des médias sur notre vision du monde. En effet, les journalistes préfèrent ne rapporter que ce qui est exceptionnel. Cependant, leurs articles nous laissent croire que ces événements exceptionnels sont beaucoup plus fréquents qu’ils ne le sont en réalité et cela nous mène à voir du danger là où il n’y en a que très peu, et même à voir de profondes luttes sociales, du racisme, du sexisme et de la violence partout !

L’article suivant, sur la subversion idéologique de la biologie, de Jerry A. Coyne et Luana S. Maroja, a fait la une du Skeptical Inquirer. Ces auteurs démontrent jusqu’à quel point les idéologies peuvent avoir un effet délétère menant à des interprétations biaisées et à la dénaturation des faits biologiques, pour qu’ils s’accordent avec l’idéologie dite progressiste. Après les religions, c’est maintenant cette « bien-pensance » progressiste qui rejette carrément les conclusions scientifiques tirées des recherches dans le domaine de la biologie et qui tente de modifier notre vision de la réalité pour qu’elle se conforme à leur nouvelle morale.

L’idéologie « progressiste » du genre a aussi fait son entrée au Musée de la civilisation à Québec. Annie-Ève Collin nous dresse un portrait détaillé de cette exposition et de son prosélytisme, qui ne sont pas appuyés par des données scientifiques crédibles, mais plutôt sur des interprétations biaisées de la réalité. Ces dernières alimentent ainsi certaines visions subjectives de « genre ».

Par exemple, on mentionne, dans cette exposition, qu’il y aurait près de 2 % de personnes intersexuées. Dans l’article suivant, j’explique d’où provient ce pourcentage et pourquoi il est 100 fois trop élevé.

Romain Gagnon vient de publier un livre, La biologie de l’amour. Nous reproduisons ici son chapitre 6, sur le dimorphisme sexuel, dans lequel il examine les différences entre les sexes chez l’humain en se basant sur les données de la biologie et de l’anthropologie. Les différences de comportement entre les hommes et les femmes ne sont pas que culturelles !

Le dernier article de cette section se veut une démonstration par l’absurde des incohérences engendrées par le discours « progressiste constructiviste et inclusif » lorsqu’il est appliqué à l’analyse du comportement animal « genré ».

Autres articles

François Legault a affirmé que « le catholicisme a aussi engendré chez nous une culture de la solidarité qui nous distingue à l’échelle continentale ». Daniel Baril critique cette affirmation et propose une origine naturelle à nos aptitudes qui ont mené à la social-démocratie.

L’article suivant, de François Doyon, analyse les limites imposées à la liberté de conscience et à la liberté d’expression par certains groupes religieux, surtout lorsqu’ils se sentent critiqués. Il souligne également les avantages donnés aux croyants et la prédominance culturelle et institutionnelle de la croyance en une réalité surnaturelle (théonormatisme) dans nos sociétés.

Vient ensuite le compte-rendu de la conférence d’Olivier Bernard, alias le Pharmachien, donnée en juin 2022. Il nous raconte comment la science et les scientifiques sont sous attaque, avec « l’empire de la désinformation ». Il nous suggère quelques pistes de solution pour contrer toute cette désinformation propagée par les médias.

Vous voulez comprendre mieux ce qu’est la physique quantique, la vraie, et pas celle des nouvel-âgeux ? Daniel Fortier nous éclaire sur cette science et en vulgarise le contenu.

Finalement, dans la Chronique du rétroviseur, nous republions un texte du Dr Henri Atlan sur l’efficacité des pseudomédecines.

 

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