Les Sceptiques du québec

Encourager la pensée critique et rationnelle fondée sur la démarche scientifique dans l’analyse de croyances et idéologies diverses.

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#1 2023-01-19 11:53:30

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Sommaire

À propos de l’hypothèse anthropique
Professeur Jean-René Roy

https://www.youtube.com/watch?v=9-D-uUn-jQ4

Pourquoi existons-nous ? Le principe anthropique (PA) tente de répondre à la question en mettant de l’avant des considérations statistiques sur la probabilité de l’apparition de la vie et de notre existence dans l’univers. La version dite forte du PA est que les constantes physiques (p. ex. la vitesse de la lumière, la charge électrique de l’électron, etc.) ont été réglées pour produire l’existence de l’humain. Le philosophe des sciences canadien Mario Bunge a résumé l’idée de base de la version forte du PA : c’est « l’hypothèse selon laquelle l’univers fut conçu pour qu’il réunisse toutes les conditions nécessaires et suffisantes à l’émergence de la vie humaine ». Bunge affirme erroné ce « principe » qu’il considère comme une post-diction. Certains chercheurs abordent le principe anthropique dans une version dite « faible » : les constantes fondamentales paraissent ajustées pour que l’apparition de la vie soit possible.

Je présente un survol des jugements sur le principe anthropique : les avis diffèrent selon la version forte ou faible à laquelle on se réfère. Je montrerai aussi que les approches téléologiques comme le « principe anthropique » sont récurrentes en histoire des sciences : certaines ayant favorisé l’avancement des connaissances alors que d’autres se sont avérées nuisibles.

Jean-René Roy est astrophysicien. Il a travaillé dans plusieurs observatoires et instituts de recherche aux États-Unis, en Australie, au Canada, aux Pays-Bas, en France et en Allemagne. Après avoir été professeur au Département de physique de l’Université Laval de 1977 à 2000, il a travaillé à la direction de l’Observatoire international Gemini à Hawaii et au Chili de 2000 à 2009. Il a œuvré au Large Facilities Office de la National Science Foundation dans la gestion des grandes installations scientifiques des États-Unis de 2009 à 2011. En 2011-2012, il fut en poste à Baltimore, Maryland, au Space Telescope Science Institute qui gère le fonctionnement des télescopes spatiaux Hubble et James Webb. 

Ses domaines de recherche ont été les phénomènes éruptifs de l’atmosphère du Soleil, les processus d’enrichissement et de mélange des nouveaux éléments dans le milieu interstellaire, l’évolution morphologique des galaxies spirales et la formation des étoiles massives. Plus récemment, il s’est intéressé aux problèmes reliés à la gouvernance et à la gestion des grandes infrastructures et laboratoires de recherche. Il écrit sur la science, son histoire et son impact sur la société.

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