Les Sceptiques du québec

Encourager la pensée critique et rationnelle fondée sur la démarche scientifique dans l’analyse de croyances et idéologies diverses.

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#1 2023-01-02 12:39:07

Michel Belley
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Dépressions

Une remise en question complète du traitement psychiatrique de la dépression. L'auteur résume les conclusions de trois importantes métanalyses.
Notez que nous avons publié un dossier sur ce sujet dans le numéro 108 du Québec sceptique. Selon certains chercheurs, la plupart des antidépresseurs n'agissent qu'en tant que placebos actifs (soit des placebos n'ayant aucun effet sur la maladie, mais qui donne des effets secondaires).

No Evidence for Psychiatry’s Depression Claims, Report Three 2022 Research Reviews
https://www.counterpunch.org/2022/11/09 … h-reviews/

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#2 2023-01-09 17:54:34

Douteux
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Re : Dépressions

Douze mesures biologiques [dont l'imagerie par résonance magnétique (IRM) structurelle, l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) basée sur la tâche, l'IRMf à l'état de repos et neuf autres mesures biologiques] ne permettent pas de distinguer les populations "dépressives" des populations "saines", rapporte Sterling, mais deux variables psychologiques le font clairement.... Les personnes dépressives étaient beaucoup plus susceptibles de faire état de traumatismes subis pendant l'enfance et beaucoup moins susceptibles de bénéficier d'un soutien social.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Alors favorise-t-il la psychothérapie?  wink

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#3 2023-01-11 22:55:07

Michel Belley
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Re : Dépressions

Alors favorise-t-il la psychothérapie?

Bonne question.

Par contre, il resterait à trouver une façon objective de mesurer les traumatismes subis durant l'enfance. La même mauvaise expérience ne provoquera pas le même traumatisme à tous. Certains sont plus résilients que d'autres et certaines sociétés vont considérer une expérience vécue dans l'enfance comme normnale alors que d'autres y verront une cause de traumatisme.
Par ailleurs, le fait de considérer que les troubles psychologiques font suite à des traumatismes subis durant l'enfance va générer des rationalisations en ce sens. Donc, on ne peut pas vraiment se fier aux témoignages.
Le même type de rationalisations pourrait se faire, à mon avis, si on croit au karma et qu'on essaie de faire régresser une personne dans ses vies antérieures par l'hypnose. Une expérience à tenter? Ce serait intéressant mais pas éthiquement acceptable à cause de la génération de faux souvenirs.

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#4 2023-01-12 13:34:05

Douteux
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Re : Dépressions

Des questions, des questions, sur le cerveau.

Pourquoi ressentons-nous un trouble?
L'objectif scientifique primaire d'une psychanalyse devrait être d'analyser et rendre conscient les liens neurologiques/synapses qui nous conduit au trouble que nous ressentons. Comment savoir si les liens neurologiques que nous évoquons sont les bons? Est-ce un exercice réaliste? Serait-il possible qu'une découverte de lien qui mène au trouble produise quelque chose comme "Une Prise de Conscience [1]", qui est point vue du cerveau, assez énergétique dans la psyché.

Resterait à savoir si une prise de conscience dans le cerveau peut affecter, modifier, les liens neurologiques responsables du trouble. Plus de questions qu'autre chose.

[1] La prise de conscience est un processus interne de transformation qui réveille la conscience sur sa propre réalité.

Dernière modification par Douteux (2023-01-12 13:48:49)

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#5 2023-01-12 14:19:20

jeanmario
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Re : Dépressions

Hé hé, voilà une question intéressante.
Étant moi même diagnostiqué maniaco-dépressif bipolaire aujourd'hui.
Je ne mets pas en doute l'effet de mes antidépresseurs et antipsychotique.
Avec trois épisodes de dépressions majeures et quatre tentatives de suicide.
Aujourd'hui je suis bien contrôlé et en pleine forme mais ça ma pris trois dépressions pour commencer à vivre sainement.
J'ai suivi une thérapie de groupe de trois ans au CLSC des Laurentides. Avec deux psychologues.
J'ai été hospitalisé 30 jours et fait une visite de 3 semaines en maison de crise.

C'est certain qu'il y a des individus qui n'ont qu'une dépression saisonnière.
Moi c'est des facteurs de stress qui m'ont faits chuté à trois reprises.

Il y a une merveilleuse thérapie de groupe sur la dépression majeure à l'hôpital de Ste-Thérèse dans les Laurentides.

Je l'ai suivi durant 15 semaines d'affilées.
Aussi il faut se motiver et admettre nos stress qui occasionnent la dépression.
Si j'ai eu des médicaments placebo, alors ce que je prend c'est quoi?
En dépression majeure il faut ces deux choses:
Une bonne médication et une psychothérapie et on s,en sort bien.
Là je n'ai plus de facteurs de stress dans ma vie.
Donc en conclusion: On s'en sort bien quand on veut.
Pour ceux qui se morfonde sur eux alors là ils ne s'aident pas.
Faut être positif pour s'en sortir.
Pour moi la dépression majeure c'est du sérieux...

Dernière modification par jeanmario (2023-01-12 14:39:53)

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#6 2023-01-12 18:08:22

Douteux
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Re : Dépressions

Salut Jeanmario,

Mon expérience avec un antidépresseur (paxil) est sans équivoque. Une trentaine d'années de cela, mon médecin m'avait prescrit du Paxil pour un trouble. La posologie est de prendre deux pilules au début puis une par la suite. L'effet a été immédiat. Difficile de décrire par contre.

J'essaie. Lorsque nous sommes dans un état normal, occupé au traintrain quotidien, nous sommes dans un état de conscience X, le ressenti normal. Après quelques heures de la prise des deux pilules de Paxil, l'état de conscience a changé suffisamment pour que je le remarque facilement. Quelque chose avait changé et c'était évident.

D'ailleurs, est-ce qu'une dépression peut être constatée avec différents types de scans? Oui. Est-ce que cela a été utilisé dans l'étude comme référence à la diminution de la dépression. Plusieurs articles scientifiques sur ce sujet le confirment. Parfois le médicament est plus efficace qu'une psychanalyse et d'autres fois l'inverse. Tout dépend de la zone du cerveau ayant le trouble. N'oublions pas, c'est confirmé par des scans.

c7_pet_depression-8col.jpg

Ainsi cela me fait dire logiquement que l'étude en question a des problèmes de crédibilité.

Si nous prenons une source citée dans l'étude,  nous découvrons ceci:

Par conséquent, beaucoup plus de personnes dépressives ont reçu un traitement, en particulier dans le cadre de la médecine générale au cours de la période 1985-2010. Par exemple, aux États-Unis, le taux de traitement ambulatoire de la dépression est passé de 0,73/100 en 1987 à 2,88/100 en 2007, soit une multiplication par quatre en seulement deux décennies.

La disponibilité accrue de traitements efficaces devrait raccourcir les épisodes dépressifs, réduire les rechutes et limiter les récidives. Combinés, ces progrès en matière de traitement devraient sans équivoque entrainer une baisse des estimations de prévalence ponctuelle de la dépression.
https://www.sciencedirect.com/science/a … via%3Dihub

Je ne sais pour vous, c'est plutôt étrange qu'il s'appuie sur ce phénomène pour démontrer que les médicaments ne fonctionnent pas. Selon eux, les médicaments ne fonctionnent pas parce qu'il y a de plus en plus de dépression. Ouin...

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#7 2023-01-18 19:57:41

Ungeduld
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Re : Dépressions

Les ISRS ainsi que les ISRNA ne semblent pas efficaces, au-delà de l'effet placebo. Pire encore, les ISRNA, comme l'effexor, très prescrit au Québec, représentent un risque cardiaque non négligeable, ce qui a poussé la revue Prescrire à les ajouter à sa liste de médicaments déconseillés.

Il semble que notre arsenal thérapeutique face à la dépression soit limité. Peut-être faudrait-il accélérer la recherche sur certaines substances psychédéliques qui semblent avoir un effet antidépresseur prometteur, comme la kétamine ou la psilocybine.

https://www.quebecscience.qc.ca/sante/s … edeliques/

Dernière modification par Ungeduld (2023-01-18 19:58:15)

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#8 2023-01-21 15:42:07

Douteux
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Re : Dépressions

J'analyse la scène québécoise sur le sujet et non celle de la France qui semble tout embrouillée et polémique. Je ne sais trop pourquoi... passons.

Dans le cas de la dépression, nous réfèrerons généralement (pas toujours) à un trouble* plutôt qu'à une maladie**. Dans ces cas qui forment la plupart des dépressions que j'appellerais mineur, ces médicaments ne sont pas porteurs de guérison d'un trouble psychique. La médication serait plutôt un effet de masquage du trouble et reviendrait après l'arrêt de la médication. Je verrai la médication comme une pause moins troublant le temps pour que le cerveau fasse son autoréparation. Une forme d'analgésique psychique.

Il existe surement des dépressions plus sévères créées par un débalancement chimique-électrique du cerveau. Je ne vois pas pourquoi cela n'existerait pas. Pourquoi le cerveau serait-il le seul à être à l'abri de maladies? À ce moment, nous ne parlons plus de trouble, mais bien de maladie. C'est à ce stade que l'évaluation clinique par des psychothérapeutes est importante.

*État psychique de désordre confus.

**Mauvais fonctionnement de l’organisme d’un être vivant causé par une intrusion de microorganismes ou un défaut.

Dernière modification par Douteux (2023-01-21 15:48:13)

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